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Dérèglement climatique : protéger l’avenir, protéger le présent.

édito du 17 juillet 2022

 
La nouvelle canicule qui sévit en France est un rappel impérieux de l’urgence climatique et de l’insuffisance manifeste des réactions politiques dans la lutte contre le réchauffement, particulièrement dans l’Hexagone.


« La maison brûle et nous regardons ailleurs... ». Cette phrase mythique, prononcé par J. Chirac (et attribuée à N. Hulot, alors son conseiller) il y a vingt ans lors du IVe Sommet de la Terre, mettait en garde contre une apathie face à la catastrophe qui s’annonçait déjà et qu’il était encore possible d’atténuer (pour l’éviter il fallait appliquer les recommandations du rapport Meadow 1972 - groupe de travail du MIT de Boston, USA) publié il y a 50 ans et dont toutes les prévisions s’avèrent, malheureusement , exactes. Les décideurs (politiques et industriels) l’ont lu, ils n’ont rien fait.


Depuis l’inaction climatique a continué, aujourd’hui nous en payons le prix. Le dérèglement climatique devient progressivement la règle : canicules, épisodes extrêmes, forte précipitations, recul accélérée de la côte, désastres agricoles en séries.


Partout en Europe et au-delà, les mêmes causes produisent les mêmes conséquences : l’accumulation de chaleur liée aux activités humaines rend progressivement les villes inhospitalières, pèse sur la santé et les ressources essentielles, soumises à des stress inédits. Partout la maison brûle, souvent littéralement.

 
En Eure-et Loir les conséquences du dérèglement climatique concerne économiquement les agriculteurs, les habitants des maisons (ou ateliers et usines) situées dans des zones argileuses et les riverains des cours d’eau. Les grands incendies (méga-feux) ne se sont pas encore manifestés mais les feux de chaumes sont devenus courants. Mais tous, nous sommes concernés par les canicules, la désorganisation de l’économie liée au dérèglement climatique, le manque de préparation des services publics (hôpitaux, pompiers…) face aux sinistres qui s’annoncent.

 
Les négationnistes du réchauffement climatique (à commencer par le maire de Chartres) ont certes perdu la partie culturelle, mais nous devons subir la multiplication des crises due à leur inaction. Deux combats doivent désormais être menés de front : protéger l’avenir (la diminution des émissions de CO2 ) protéger le présent pour améliorer notre sécurité.

 
L’urgence ne laisse guère de place au fatalisme. L’immobilisme pourtant ne peut plus être une option. Encore faut-il que les responsables, à tous les niveaux agissent. Au niveau national pas grand-chose n’a été fait, l’écologie y est surtout du marketing politique, spécialité de la majorité présidentielle. L’Europe est plus engagé et la France y est une des plus mauvais membres au bilan négatif (cf. les condamnations de la France par le cours de justice européenne).

 
En Eure et Loir à part quelques communes qui s’engagent dans la transition écologique, c’est le grand vide. Même sur le sujet de l’énergie, alors que nous allons vers des pénuries grave cet hiver une des conséquences de la guerre en Ukraine mais aussi du vieillissement du parc nucléaire, des élus et la préfecture s’oppose au déploiement des énergies renouvelables, notamment l’éolien, sous la pression d’un animateur TV bien introduit à l’Élysée !

 
Il est possible d’agir au niveau local et départemental selon les deux axes : protéger l’avenir, protéger le présent. Nous devons nous mobiliser pour proposer et accompagner les structures politiques (communes, intercommunalités, département) et les structures économiques à engager des politiques radicales : on a plus le temps au rafistolage des politiques actuelles.

C’est la mission d’Écologie28. Nous invitons tous les citoyens qui veulent agir à nous rejoindre pour agir concrètement, sans exclusive, face à ce danger majeur : le dérèglement climatique. Proposer, agir et permettre à une nouvelle génération de prendre le relais des politiques, qui n’auraient pas la volonté de lutter contre le dérèglement climatique ou le minimiserait.

Tous ensemble contre le dérèglement climatique