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La sécheresse se traduit par la baisse du débit des cours d’eau en Eure-et-Loir. Tous les cours d’eau, dont la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) donne les relevés, ont des débits parmi les plus faibles enregistrés : par exemple l’Aigre n’a jamais été aussi bas depuis depuis 48 ans. L’Huisne, la Conie ou l’Eure sont dans le même cas.

Une situation historiquement préoccupante

Le constat est le même pour tous les acteurs concernés, la situation est préoccupante mais il va falloir s’habituer aux sécheresses à répétition et s’adapter en conséquence.

Les indicateurs de pluviométrie et d’humidité des sols sont parmi les plus faibles avec des vents secs et prononcés, heureusement la pluie arrive pour la deuxième quinzaine d’août.

Les restrictions d’usage de l’eau ont eu quelques effets positifs mais les irrigants-délinquants ne sont pas réellement inquiétés, ce qui démotive les citoyens honnêtes.

 

Planifier les usages de l’eau

La sécheresse de cet été 2022 pourrait être encore pire que celles de 1976 ou 2003 pour l’agriculture française, car l’ensemble des régions sont touchées par le manque d’eau : il est temps de mettre en place une gestion raisonnée de l’agriculture et des usages de l’eau, la situation devant se reproduire fréquemment dans les décennies qui viennent.

Agrobiologie, Sorgho, arrêt du mais, nombreuses sont les solutions pour l’agriculture il faut les mettre en place avant que les conflits d’usage ne dégénèrent en violence comme dans d’autres régions. Et il faut garder des réserves pour les pompiers, les incendies sont aussi une conséquence du dérèglement climatique.

 

Si les pouvoirs publics, sous l'influence des lobbys qui ne pensent qu'à leurs intérêts immédiats,  ne se bougent pas et se contentent de gérer crises sur crises, ça sera aux citoyens de prendre leur destin en main en s'attaquant résolument aux racines du dérèglement climatique.