Une canicule de onze jours, 15 records absolus de températures… La séquence étouffante que vient de vivre le pays a frappé des régions souvent épargnées, comme la Bretagne, Un pic a été atteint le 12 août, avec 14 départements en vigilance rouge, et 64 en orange. L’Eure et Loir y a échappé à la canicule mais pas aux orages, localisés qui ont suivi.
La fin de cette deuxième vague caniculaire de l’été se termine le 19 août 2025. Les températures baissent et des orages s’annoncent sur le sud du pays. Arrivée par le quart sud-ouest, la vague de chaleur, qui a débuté vendredi 8 août, a marqué les esprits tant par sa durée que par son intensité. Pendant plusieurs jours d’affilée, le mercure est monté à plus de 40Â °C dans plus de 260 stations météo. Seule la Normandie a été épargnée.
Un des record de vagues de chaleur
Cette séquence de onze jours se classe parmi les dix les plus intenses que les Français aient connues depuis 70 ans. Elle reste cependant « en dessous » de celle qui a duré seize jours et fait près de 15 000 morts en 2003, la température moyenne maximale de la récente canicule tourne « autour de 27,5° C », contre 29,35° C il y a 22 ans. Et depuis on s’est un peu préparé. Elle a été légèrement moins forte que la première vague de chaleur de l’été 2025 du 19 juin au 4 juillet (28,2° C).
Jusqu’à 78 départements en vigilance rouge ou orange
Le nombre de départements touchés n’a cessé d’augmenter. Un pic a été atteint le 12 août, avec 14 départements en vigilance rouge “canicule”, et 64 en orange. Les départements du sud-ouest sont restés en vigilance rouge pendant deux jours. Même la Bretagne, souvent épargnée par ces chaleurs extrêmes, a été concernée durant cette période. Le Finistère et le Morbihan sont restés en vigilance orange deux jours, les 16 et 17 août. Seule la Normandie a échappé à cette vague de chaleur.
Les fortes chaleurs étendues sur l’ensemble du territoire ont même poussé la SNCF à annuler certains voyages pour les passagers concernaient les trajets sur les lignes Bordeaux-Marseille, Paris-Clermont Ferrand et Paris-Toulouse, faute de climatisation assez efficace à bord des trains Corail qui circulent sur ces lignes. Le sous-investissement de la SNCF sur ces lignes est à pointer : il n’y a pas que le TGV !
Plusieurs villes ont vu les thermomètres s’emballer et de plusieurs records de chaleur ont été battus. Dans 15 stations, il s’agit d’un pic jamais atteint depuis le début des mesures. A Angoulême (Charente) ou à Saint-Emilion (Gironde), les références précédentes dataient de la canicule de 2003. La commune de Romans-sur-Isère (Drôme) a battu deux fois en soixante-douze heures son record, avec 41,5° C le 9 août et 42,6° C trois jours plus tard.
Dans d’autres communes, jamais un mois d’août n’avait aussi caniculaire. Nîmes (Gard) a été exposée à 40,9° C le 10 août. A la même date, à Pézenas (Hérault), le mercure a grimpé jusqu’à 41,4° C.
Après la canicule, les orages
A la fin de l'épisode de canicule violents orages ont traversé la France. Ainsi le 20 août dans la région de Chartres plus d'un mois et demi de pluie est tombé en quelques heures avec plus de 104 mm enregistrés, coupant l'A11 et inondant plusieurs communes, démontrant une foi de plus l'intensification des phénomènes météorologiques.
Les scientifiques ont établi avec certitude que cette hausse est due aux activités humaines, consommatrices d’énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz). Ce réchauffement, inédit par sa rapidité, menace l’avenir de nos sociétés et la biodiversité. Mais des solutions – énergies renouvelables, sobriété, diminution de la consommation de viande – existent.