Edito du 23 avril 2026
La bêtise des ennemis de l'écologie
La crise des carburants, la variabilité des prix et les sommets atteints ponctuellement sont la conséquence du tout énergie carboné qui a mis d’abord notre pays, et l’Europe, sous domination russe pour le gaz (dont on a réussi à s’extraire) et sous celle de l’Iran, et des monarchies du Golfe, pour les carburants. Notre souveraineté énergétique est à mal : nous sommes dépendants faute d’avoir accéléré la transition écologique vers une énergie décarbonée.
La canicule, une piqûre de rappel face à notre découragement
Édito du 27 mai 2026
La canicule de fin mai rappelle, s’il en était nécessaire, que la lutte contre le dérèglement climatique est une nécessité absolue tant pour nous que pour les générations futures. C’est pour n’avoir pas pris en compte cette réalité, pourtant démontrée par les scientifiques, que nous subissons des crises de plus en plus importantes qui vont en s’accélérant. Une tempête succède à une canicule, des inondations à une vague de sécheresse, et le cycle continue de plus en plus rapide.
À court et moyen terme, on ne peut qu’essayer d’atténuer le rythme du changement climatique. À cause de l’inertie des phénomènes, il faudra une trentaine d’années, après l’avoir stabilisé pour inverser le processus. Il était donc possible de retrouver le temps des années soixante, si on avait agi vigoureusement à la fin du siècle dernier, on avait toutes les données et on connaissait toutes les solutions à mettre en œuvre. Les gouvernants pouvaient agir, ils ne l’ont pas fait privilégiant le court terme, leur réélection, au long terme, l’avenir de notre pays et de ses habitants.
La situation n’a guère changé, le gouvernement – sous la pression des politiciens sans vision - cède au moindre cri d’orfraie, poussé par tels ou tels lobbies. En pleine canicule et en pleine crise des carburants, il faudrait rouler toujours plus et polluer encore. Suppression des ZFE, favoriser l’artificialisation des sols, soutenir aux projets d’infrastructures inutiles et coûteux voici leurs solutions face à cette crise historique ! Ils continuent de dilapider nos richesses naturelles comme ils ont dilapidé les finances de ce pays, faute de savoir prendre les décisions fortes qui s’imposent.
Il est vrai que les citoyens sont las de ne voir que rien n’avance et qu’ils subissent au quotidien les conséquences de ces politiques. Ils ne se mobilisent plus, ou guère, baissant trop souvent les bras. Pourtant, il n’y a pas de fatalité dans les crises actuelles, il n’y a que des mauvaises décisions prisent par des politiciens sans envergures. Le triste spectacle de la pré-présidentielle ne va pas mobiliser les foules ; reste la colère, mais elle est mauvaise conseillère, il serait temps de s’en souvenir d’y résister ou plutôt d’utiliser son énergie pour une bonne cause : agir pour l’environnement, contre le dérèglement climatique et prendre les problèmes, économiques, sociaux, stratégiques à bras-le-corps sans démagogie et avec lucidité.
Edito du 29 mars 2026
Le changement en Eure-et-Loir
Les municipales ont considérablement changé le paysage politique dans quelques villes. À Dreux, c’est le retour de la vieille droite, à Chartres, c’est l’arrivée d’un jeune maire qui symbolise la mutation de la ville, à Châteaudun, c’est aussi la fin d’une époque.
Edito du 5 mars 2026
Municipales, une machine à démotiver les électeurs
75 % des communes en Eure-et-Loir n’auront qu’une seule liste aux municipales. À l’issue de plusieurs réformes (scrutin de liste pour les petites communes, interdiction du panachage, parité), le résultat est sans appel : dans 75 % des communes d’Eure-et-Loir (c’est pareil dans le reste du pays), les citoyens n’ont plus le choix de leurs élus. Ils peuvent s’abstenir ou voter nul. Il suffit de déposer une liste en préfecture pour y être sûr d’être élu, on pourrait se passer de la journée électorale, puisqu’on connaît le résultat.
Edito du 9 février 2026
Pour 7 ans !
Les élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars prochains. Les équipes élues auront à gérer leurs communes pendant… 7 ans. En effet, les prochaines élections municiaples auront lieu en 2033, la tradition voulant qu'il n'y ait pas d'élections municipales l'année d'une présidentielle, ce qui sera le cas en 2033.