L'obscurantisme des "décideurs"
édito du 23 mars 2025
Le récent rapport de Météo France analyse à quoi ressemblera une France avec un réchauffement de 4 °C (par rapport à la période préindustrielle) telle qu'elle est prévue, si rien ne change, dans le PNACC (Plan National d'Adaptation au Changement Climatique) publié en février 2025 par le gouvernement (cf la rubrique actualités).
En un mot « l'enfer assuré pour nos petites enfants, voir enfants pour les plus jeunes d'entre eux » par les variations extrêmes du climat. La solution est à la fois de s'adapter au pire (inondations, canicules extrêmes, sécheresse...) et de diminuer notre impact climatique. Cela passe par des politiques résolues de protection de la population et de notre santé, un urbanisme adapté, une protection des sols et de la terre.
A69 aujourd’hui, A154 demain !
édito du 24 février 2025
Le tribunal administratif de Toulouse a annulé le 27 février 2025 l’arrêté préfectoral autorisant le chantier de l’A69 (Castres-Toulouse). Ce dernier doit être arrêté immédiatement.
La rapporteure publique avait préconisé par deux fois l'annulation du projet à cause, selon elle, de "l'absence de raison impérative d'intérêt public majeur", estimant qu'il n'y avait pas d'enclavement du bassin castrais.
Le 27 janvier 2025, le Sénat vote pour la réintroduction d’un néonicotinoïde à titre dérogatoire mais aussi d'autres mesures agricoles rétrogrades.
Après de longs débats, la chambre haute a adopté la proposition de loi LR pour lever "les contraintes" qui pèsent sur les agriculteurs (traduction la santé économique avant la santé tout court).
Le Sénat a adopté la proposition de loi visant à « lever les contraintes à l’exercice du métier d’agriculteur » - c'est à dire celles qui protégent les consommateurs, les habitants des zones rurales et les agriculteurs eux-mêmes.
2024, une fin d'année pas très encourageante
édito du 10 décembre 2024
Échec de la COP 29, Échec de la conférence sur le plastique de Busan, décidément sale temps pour la planète, la fin de l’année 2024, la plus chaude de l’histoire récente, n’est guère encourageante.
La crise gouvernementale sans fin de la France paralyse les réformes nécessaires, notamment face aux crises écologiques et sociales, mais y-a-t’il une majorité pour les mettre en place ? On ne peut qu’en douter quand on voit la médiocrité de la classe politique, tout partis confondus, et ces leaders qui veulent bien prendre la place du Président mais surtout pas travailler au bien commun.
Les leçons des inondations en Eure et Loir
édito du 1ier novembre 2024
Certes, l'Eure-et-Loir a moins souffert que le Sud de la France (ces événements y sont récurrents) et bien moins que l'Espagne où le bilan humain est terrible.
Néanmoins, tous ces épisodes sont similaires : de fortes précipitations brutales, l'eau qui n'est pas absorbée par le sol artificialisé ou des champs qui ne l'absorbent plus, notamment parce que la porosité naturelle a été perturbée par des méthodes agricoles productivistes et que les haies – protections naturelles – ont été rasées. Cette eau arrive rapidement dans les rivières qui gonflent brutalement avec un effet de vague qui emporte tout sur son passage.