La République écologique
édito du 29 août 2025
La crise politique que subit notre pays peut être analysée comme une crise de représentativité, d’expression démocratique biaisé, d’où les solutions maintes fois évoquées : proportionnelle (plus ou moins limitée), referendum d’initiative populaire…
A cette crise se superpose deux autres crises majeures : la crise financière et la crise écologique.
La crise financière
Depuis 1974 aucun budget n’a été en équilibre, creusant ainsi la dette de l’État (la plus importante des dettes de la France, il faut rajouter les dettes des collectivités et sociale). Ce n’est pas une fatalité, ça été le résultat de la faiblesse des politiques qui, au pouvoir, ont considéré que la dette serait payée par d’autres, alors pourquoi se gêner alors que mettre les recettes au niveau des dépenses avait un double inconvénient : mécontenter les contribuables, (car pour eux c’est bien connu, les français sont des veaux incapables de comprendre les enjeux) s’obliger à gérer avec efficience. Cette dette implique des intérêts annuels qui sont quasiment égaux au déficit budgétaire : sans dette on a un budget en équilibre et donc le possibilité, moyennant de nouvelles recettes, de fiancer les défis environnementaux et sociaux.
Au fond la dette financière est comme la dette écologique : les décideurs savaient mais n’ont pas agi préférant leur confort personnel et renvoyant aux générations futures le paiement de leur inertie tout en se faisant payer pour leur inaction).
La crise écologique
Elle cumule effondrement de la biodiversité et dérèglement climatique. Si elle était inaperçue pendant de longues années, depuis 1972 (rapport Meadows) elle est connue des décideurs et des politiques, qui comme pour la crise financière ont courageusement de ne pas agir, sous l’influence de nombreux lobbies pétroliers et agricoles notamment). Aujourd’hui nous en payons le prix par les inondations, les canicules et incendies, les sécheresses, les logements énergivores, la détérioration de l’eau, les changements accélérés de la flore, la remontée d’espèces tropicales… Nul n’ y échappe mais les dégâts sont aléatoires selon les années, selon les territoires.
La crise écologique a des conséquences sociales et géopolitiques importantes : les plus pauvres sont les plus touchés, les pays du sud plus que ceux du nord.
La République écologique
Pour s’en sortir collectivement, il nous faut faire évoluer le système pour y incorporer la priorité absolue de l’écologie, accompagnée de la résolution des crises démocratiques et financières.
Nous avons l’instrument pour cela la République, qu’il faut refonder (remettre en avant l’intérêt général, l’équilibre social, la juste répartition des efforts), franchir une nouvelle étape démocratique (décentralisation et réformes de représentativité, responsabilisation des élus) pour qu’elle protège mieux les citoyens (sécurité, social) tout en adaptant notre pays à la crise écologique. La République écologique c'est la continuation de la tradition républicaine adaptée aux défis actuels.
Ce n’est pas les partis actuels qui peuvent porter un tel projet. L’outil politique est à créer, mais il n’y a pas d’autres solutions pour ceux qui veulent donner un avenir à notre pays et à notre planète.
NB : écologie28 va créer prochainement une nouvelle rubrique : les solutions pour la République écologique
Merci, sénateur Duplomb
Edito du 30 juillet 2025
Il faut remercier le sénateur Duplomb, auteur de la loi du même nom, qui vise à privilégier les fabricants de pesticides sur la santé des Français. Soutenu par toute l’arrière-cour des rétrogrades, du RN à LR en passant par une partie des macronistes, cette loi aurait dû s’appeler loi du développement des cancers tant les méfaits de certains pesticides sont désormais bien connus et répertoriés. En effet, elle doit permettre notamment la réintroduction sous conditions de l’acétamipride, un insecticide toxique pour la biodiversité et potentiellement pour la santé humaine, et tueur d’abeilles, interdit en France depuis 2018, mais autorisé ailleurs en Europe.
Avec eux, la canicule et le déluge, pour tous
Edito du 28 juin 2025
Après des pluies diluviennes, parfois accompagnées de grêles, on est reparti sur un épisode de canicule, entrecoupé d'épisodes orageux, en Eure et Loir, avec chutes d'arbres et coupures d'électricité. Il n’y a évidemment pas de fatalité, ni de mauvais sort jeté sur notre pays ou notre territoire. Nous subissons les conséquences d’une situation voulue et construite par les responsables politiques : en ne prenant pas au sérieux le changement climatique – reconnue et étudiée par les scientifiques – ils n'ont pas préparer les territoires et les citoyens aux risques induits par le changement climatique, ni voulus mettre en oeuvre les solutions pour l'arrêter. Pour ne pas mécontenter tel ou tel lobbies, et par incompétences scientifiques et politiques, ils ont sacrifiés notre qualité de vie et celles de nos enfants et petits enfants au profit de petites carrières politiques mesquines.
Après eux, le déluge pour tous
Edito du 7 juin 2025
En quelques heures des pluies diluviennes, parfois accompagnées de grêles, dévastent tous. Comme en mai dans le Tarn (à plusieurs reprises), le Var, la Roumanie ou l’Inde, le Nigéria, le Pakistan. Les témoignages sont tous les mêmes : « on n’avait jamais vu ça ! ». Ces pluies sont de plus en plus nombreuses et peuvent survenir n’importe où (même le Sahara a connu ce type d’événement !). En Eure et Loir l’automne a connu ce type d’épisodes avec les inondations qui ont touchés de nombreuses communes.
Une nouvelle attraction à Chartres : ses parasols
édito du 10 mai 2025
Le rayonnement de Chartres est incontestable surtout ces illuminations, mais la pratique municipale casse cette belle image :. l’affaire des parasols illumine la préfecture de l’Eure et Loir en lui donnant une image passéiste, de quoi attirer Safran ?
On ne compte plus les articles et réactions (notamment des touristes mais aussi des habitants) sur cette affaire, « Les arbres ont été coupés cet automne et remplacés par des parasols sur l’esplanade de la cathédrale, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Ce projet de réhabilitation pour un coût de 300 000 € divise la population… » par exemple dans La Croix. FR3, TF1, Le Parisien, Ouest France… et bien sûr l’Echo Républicain. Voilà une belle campagne de communication, pas sûr qu’elle donne une image positive de la ville.