Le dossier de l’A154 s’accélère, les élus sont informés du tracé exact par le futur concessionnaire (AREL, consortium piloté par le groupe Vinci). À l’occasion de ces réunions, certains découvrent ce que les associations disent depuis la relance de ce projet : la N154 est transformée en autoroute payante.
Le trafic de ceux qui ne veulent pas payer, cas de tous les usagers aujourd'hui, repasse donc par les communes, souvent dans la rue principale (parfois ancien tracé de la N154 avant la mise en place de diverses déviations).
Fini la tranquillité, c’est le retour du bruit, de la pollution et des risques avec une forte augmentation du trafic et des conducteurs pressés (car ils vont perdre du temps en empruntant ces itinéraires de substitution pour, par exemple, aller de Chartres à Dreux ou sur un chantier à Tremblay). Les agriculteurs devront prendre des chemins détournés pour rejoindre leurs parcelles, la vie quotidienne des communes sera bouleversée pour aller d’un point à un autre en sécurité.
Ainsi, le conseil municipal nouvellement élu d’Allonnes a découvert, le 10 juillet 2026, que la rue principale, l’ancienne route d’Orléans, servirait de voie de substitution alors que la déviation mise en service le 13 mai 2013 avait répondu aux attentes des habitants et permis un retour à une vie normale. Beaucoup d’habitants des communes riveraines (par exemple : Prunay-le-Gillon et Ymonville où la N154 avaient été déviée) vont s’apercevoir rapidement de la perte de qualité de vie et de la baisse de la valeur de leurs biens immobiliers.
Le préfet, saisi par la maire, explique qu’un travail sur le dossier est en cours pour mi-septembre. Engagement pour ceux qui y croient : le préfet quitte le département le 31 août.
Il sera alors trop tard pour les élus concernés pour se mobiliser à travers, par exemple, une liste de sauvegarde des territoires à l’occasion des sénatoriales. Heureusement, la liste Écologie des Territoires portera résolument l’opposition à ce projet, pour le plus grand bienfait des riverains ; encore faut-il que les grands électeurs concernés fassent le bon choix.