Edito du 23 avril 2026
La bêtise des ennemis de l'écologie
La crise des carburants, la variabilité des prix et les sommets atteints ponctuellement sont la conséquence du tout énergie carboné qui a mis d’abord notre pays, et l’Europe, sous domination russe pour le gaz (dont on a réussi à s’extraire) et sous celle de l’Iran, et des monarchies du Golfe, pour les carburants. Notre souveraineté énergétique est à mal : nous sommes dépendants faute d’avoir accéléré la transition écologique vers une énergie décarbonée.
Pour les mobilités, l’électricité est la solution. Elle a déjà gagné pour les deux roues, on n’a jamais autant vu de vélos électriques. Malgré les campagnes contre les véhicules électriques, ces derniers gagnent du terrain (trop lentement, mais les heureux propriétaires de ce type de véhicule ne craignent plus les errements du blocage du détroit d’Ormuz). C’est le moment qu'a choisi le groupe Stellantis (Citroën, Peugeot,…) pour se dégager du véhicule électrique (admirons le sens du timing de ses dirigeants payés à prix d’or, comme quoi le privé n’est guère plus performant que le public, qu’attendent les actionnaires de Stellantis pour se manifester?).
Les véhicules électriques chinois sont en train de s’imposer car leur gouvernement, connaissant sa dépendance aux hydrocarbures, en a programmé la sortie, et a développé massivement les énergies renouvelables pour alimenter la mobilité. Rien n’empêchait notre pays de faire de même et d’avoir une stratégie de sortie des hydrocarbures, les technologies sont matures et nos entreprises sont capables de produire les véhicules nécessaires. Mais voilà, depuis des années, contre l’évidence, les adversaires du progrès, notamment les partis de droite et d’extrême droite mais ils ne sont pas les seuls à ne rien comprendre aux dynamiques en cours, mènent une guerre idéologique contre l’écologie. Ils démantèlent les législations (ZFE, ZAN) pour empêcher à tout prix la transition écologique. Les Français en payent le prix fort, tant par la dépendance aux hydrocarbures, que pour leur santé, plus de 40 000 décès par an pour la seule pollution de l’air.
Il est temps que nos concitoyens cessent d’écouter ces prophètes de malheur qui les punissent, et prennent résolument le chemin du progrès, de l’avenir, de l’écologie réelle, celle qui protège leur porte-monnaie et leur santé.