Tout savoir sur les enjeux sociaux économiques de l'A154, télécharger notre fiche nouvelle version 

Les sénateurs ont adopté, vendredi 3 juillet, le projet de loi d’urgence agricole, dans une version nettement modifiée par la droite, dans le mauvais sens : toujours plus de destruction de l’environnement pour satisfaire les syndicats extrémistes agricoles. En pleine canicule, leurs cerveaux ont disjoncté !

Ce projet gouvernemental, bâti dans l’urgence pour répondre à la colère hivernale des agriculteurs, manipulés par les syndicats extrémistes, sans réfléchir aux conséquences néfastes, suscite l’inquiétude des associations environnementales.

L'eau, une ressource précieuse

Comme l’a déclaré un ministre, il s’agit d’une nouvelle loi Duplomb qui met gravement en péril la garantie du partage de l’eau, même le MEDEF s’en émeut.

Les sénateurs ont voté de nombreux assouplissements aux contraintes environnementales et la réintroduction dérogatoire de certains pesticides interdits, ce que ne veulent plus les Français qui privilégient leur santé aux bénéfices des industries chimique et agroalimentaire.

Si la gauche et les écologistes se sont opposés au texte, la droite et le Rassemblement national sont déterminés à aller plus loin dans la levée des mesures de protection de l’environnement. Du coup, associations environnementales, représentants des collectivités locales et le Medef sont tous montés au créneau ces derniers jours pour les défendre. Au contraire, cette vision est défendue par le co-rapporteur Les Républicains Laurent Duplomb, le soutien des insecticides néonicotinoïdes qui a réussi à rassembler des millions de Français contre ses propositions.

La gestion de l’eau, son stockage et sa mise à disposition des paysans sont au cœur des propositions des sénateurs climaticides. Même le MEDEF s’est exprimé contre : « L’eau est un bien commun et il convient de la partager », observe le Medef dans le cadre de l’examen au Sénat de la loi d’urgence agricole, inquiet à l’idée « d’un accaparement sans contrepartie et sans limite » de cette ressource par l’agriculture. Avec les canicules qui se succèdent, les Français préféreront remplir leurs piscines, les entreprises continuer leurs activités, que de remplir les bassines. L’avenir de l’agriculture passe par son adaptation au changement climatique, pas en restant bloqué dans un modèle du passé qui détruit les agriculteurs, leurs revenus et au final leurs vies.

Pour la Confédération paysanne, il s’agit de menaces nouvelles pesant sur la population et une majorité de paysans.

Les sénateurs en folie

Le gouvernement, débordé par les sénateurs extrémistes, a reconnu son opposition à de nombreuses propositions, votés au Sénat, sur l’eau, la prédation du loup et surtout la réintroduction dérogatoire pour certaines filières en difficulté de l’acétamipride, insecticide interdit en France mais autorisé ailleurs en Europe.

Cette séquence où les sénateurs euréliens ont soutenu toutes les mesures anti-environnementales en bon climato-septiques, démontre qu’il est temps de changer ces élus qui ne comprennent rien à l’évolution de la société, aux élus locaux de s’en souvenir lors des sénatoriales de septembre prochain.