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Canicule en septembre et effondrement climatique

Edito du 8 septembre 2023

En ce début de septembre, la chaleur persiste dans le pays et Météo France vient de placer 14 départements en vigilance « orange » canicule à partir du vendredi 8 septembre midi. Les six départements de la région Centre-Val de Loire sont concernés ainsi que l'Ile-de-France.

Selon Météo France, « Les fortes chaleurs persistent en journée depuis le début de la semaine et les températures nocturnes augmentent au cours des prochains jours. Températures relevées sous abri à 15h ce jeudi 7 septembre, 32 à 35°C sur le Centre-Val de Loire, avec 34°C à Tours et à Bourges, et 35°C à Blois. Les prochains jours, les températures minimales et maximales seront en hausse. Les minimales seront souvent comprises entre 18 et 20 degrés, les maximales entre 34 et 36 degrés avec des pointes à 37 degrés en Centre-Val de Loire".


L’effondrement climatique

L’Eure et Loir est touché à son tour, un peu tardivement pour l’été 2023 mais nous subissons une sécheresse depuis plusieurs mois, par la vague de réchauffement climatique qui s’est imposé depuis plusieurs mois dans le monde. 2023 est l’année de tous les records de chaleur, au point que l’ONU, via son secrétaire général António Guterres souligne des records de chaleur sur juin, juillet et août dans l’hémisphère Nord et évoque un « effondrement climatique ».

Sans détour, sans prendre de pincettes, le secrétaire général de l’ONU António Guterres met une nouvelle fois les pieds dans le plat en matière de réchauffement de la planète. « Notre climat implose plus vite que nous ne pouvons y faire face. Avec des phénomènes météorologiques extrêmes qui frappent tous les coins de la planète », a ajouté António Guterres. Avant de rappeler que « les scientifiques ont depuis longtemps mis en garde contre les conséquences de notre dépendance aux combustibles fossiles » (Le GIEC mais aussi le célèbre rapport Meadows de 1972).

 

Des températures qui ne cessent de croître depuis le début des années 90

Le programme européen Copernicus a commencé ses relevés météorologiques en 1940. En analysant sa base de données, on constate que les températures sont en hausse constante ou presque depuis 30 ans. Et le phénomène s’accélère. Les températures moyennes dans l’hémisphère Nord pendant les trois derniers mois d’été ont été de 0,66 °C au-dessus des moyennes de la période 1991-2020, relève Copernicus. Juillet 2023 a été le mois le plus chaud jamais mesuré et août 2023 est désormais le deuxième. Et l’hiver est particulièrement doux dans l’hémisphère sud.

Si 2023 n’est pas encore officiellement l’année la plus chaude jamais enregistrée – nous ne sommes qu’en septembre –, les prévisions météorologiques des prochains mois laissent craindre que ce sera le cas. Il faudrait un retournement inattendu pour ne pas enregistrer de nouveau record cette année.

 

Quelles réactions face à l’effondrement climatique ?

L’effondrement climatique dénoncé par le secrétaire général de l’ONU prend chaque jour un peu plus forme mais suscite des réactions variées :

- On peut comme les derniers climato-sceptiques (et leurs relais politiques RN, LR) ne rien faire et attendre la catastrophe.

- On peut également constater le dérèglement climatique, en parler et ne rien faire ou si peu, comme le gouvernement.

- On peut aussi le reconnaître, dire que c’est le problème principal pour notre civilisation, et l'oublier en passant à autre chose comme le débat surréaliste sur l’abaya (LFI, EELV) en pleine canicule !

Comme nous l’avons dit lors des vœux 2023 d’Ecologie 28 : à court et moyen terme la situation ne peut qu’empirer, c’est pourquoi il faut protéger nos concitoyens dès maintenant. A plus long terme on peut encore stabiliser la situation si on s’engage résolument dans la lutte contre le dérèglement climatique.

 

Protéger et Agir.

Protéger, c’est par exemple adapter nos villes et communes au dérèglement en utilisant les arbres et les rivières comme des climatiseurs naturels (cf en replay l’émission de France 3 du dimanche 2 septembre « Sur le Front »), cela implique qu’il faut ne plus couper un seul arbre et déminéraliser les centres urbains, envahie par des pavés qui accentuent le réchauffement. Protéger c’est créer des îlots de fraîcheur ou les plus fragiles pourront se réfugier. C’est aussi ne plus construire dans les zones inondables non pas telles qu’elles sont définis mais en les étendant pour prendre en compte les évènements pluvieux extrêmes.

Agir, c’est mettre en place des mobilités décarbonées, privilégier les industries locales, ne plus construire d’infrastructures lourdes qui accélèrent le dérèglement (comme l’A154), facilité la production des ENR (Energies renouvelables), changer de modèles agricoles …. On connaît depuis des années ce qu’il faut faire, il manque juste la volonté de mettre en œuvre les solutions.

 

Il n’y a pas de fatalité juste besoin de la volonté d’agir et des responsables politiques et économiques qu’y s’y mettent et s'ils ne le font pas il va falloir le faire à leur place.