Tout savoir sur les enjeux sociaux économiques de l'A154, télécharger notre fiche nouvelle version 

Les émissions de gaz à effet de serre sont attendues en baisse de 2,8 % en France pour 2026, en partie grâce à l’effet dissuasif du prix du gazole. Le rythme reste encore trop lent pour que le pays tienne ses engagements climatiques à terme.

Les émissions nationales devraient atteindre quelque 349,4 millions de tonnes d’équivalent CO2 ( Mt CO₂eq) pour l’année 2026, selon le Citepa, l’organisme chargé d’établir l’inventaire national.

Cette réduction de 2,8 % marque une accélération par rapport à la diminution de seulement 2,1 % enregistrée en 2025, qui témoignait néanmoins d’une baisse du rythme de la décarbonation.

Les émissions nationales ont reculé nettement de 4,1 % au premier semestre mais la baisse devrait ralentir à seulement 1,3 % au second, avec des émissions de l’industrie de l’énergie attendues en hausse à cette période.

Le rythme reste aussi inférieur à celui qui serait nécessaire pour que la France tienne ses objectifs climatiques : une réduction de 50 % des émissions d’ici 2030 par rapport à 1990, ce qui suppose une baisse de l’ordre de 5 % par an entre 2024 et 2030.

Le secteur de l’usage des bâtiments et activités résidentiels/tertiaires enregistre la plus grande réduction des émissions au premier semestre et le recul devrait rester marqué (-5,9 %) sur l’ensemble de 2026 malgré un léger rebond attendu en deuxième partie d’année.

Cette tendance s’explique principalement par le recul des émissions liées au chauffage, à l’eau chaude sanitaire et à la cuisson dans les bâtiments résidentiels et tertiaires, notamment en lien avec la baisse de la consommation de gaz naturel dont le prix a fortement augmenté.

Les transports représentent l’autre secteur en fort recul, avec des émissions qui devraient baisser de 4,8 % sur l’ensemble de l’année, après déjà un retrait sur le seul premier semestre. Cette diminution est en lien avec la forte baisse des ventes de gazole (-7,3 %), observée au premier semestre 2026, carburant utilisé par plus des deux tiers des véhicules routiers.

Les prix de ce carburant se sont en effet envolés sous l’effet du blocus du détroit d’Ormuz par l’Iran ainsi que d’autres facteurs comme les attaques ukrainiennes sur les infrastructures énergétiques russes et les hostilités entre les Houthis du Yémen et l’Arabie saoudite.

A ce stade de la transition énergétique, les prix élevés des carburants et du chauffage suite à la guerre au Moyen-Orient, mais aussi de denrées alimentaires du fait des sécheresses et canicules aggravées par le changement climatique, deviennent intenables pour beaucoup de ménages et d’entreprises. Il faut donc accélérer les solutions industrielles en allant plus vite ver l’électrification des usages et l’isolement des bâtiments.

Contre-coup de l’électrification des usages, on prévoit pour le secteur de l’énergie une hausse des émissions sur l’année 2026, après une petite baisse dans la première partie de l’année, notamment en raison de l’augmentation des émissions liées à la production d’électricité.

 

Avec les élections présidentielles on assiste à un concours de mauvaises idées démagogiques pour consommer plus de produits pétroliers (qui par ailleurs ne sont pas disponibles à la production, au raffinage et au transport), il faut au contraire électrifier le transport en soutenant l’achat, ou la location, de véhicules électriques pour les revenus les plus modestes et/ou habitant en zones rurales. On voit bien que l’effet prix est le meilleur allié de la transition.

Urgence climatique

Témoignage réel
Témoignage réel
Témoignage réel
Témoignage réel
Témoignage réel
Témoignage réel
Témoignage réel
Témoignage réel
Témoignage réel