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Le bilan provisoire de la période caniculaire (52 jours environ) en France est de 7 300 morts et de plusieurs dizaines de milliards d’euros.

Le bilan provisoire de la canicule est de 7 300 morts selon Santé publique France (19 août 2026). Il s’agit de la surmortalité (par rapport à une période « normale »). Près de trois quarts des décès en excès concernent les personnes âgées de 75 ans et plus, mais toutes les classes d’âge, à partir de celle des 45 ans et plus, ont été touchées. Toutes les régions ont été concernées par un excès de mortalité de toute cause, à l’exception de la Corse, dont la population a été exposée de manière moins intense à la chaleur sur la période.

La France métropolitaine a connu 52 jours de vagues de chaleur depuis mi-juin, un record alors même que l’été n’est pas terminé, à comparer avec les 33 jours de 2022 ou les 22 jours de l’été meurtrier de 2003, selon les données de Météo-France.

L’Europe occidentale a connu son début d’été le plus chaud jamais enregistré

L’Europe occidentale a connu son début d’été le plus chaud jamais enregistré, avec une période juin-juillet à un niveau record, sur fond de vagues de chaleur à répétition, de sécheresse généralisée et d’incendies dramatiques, alimentés par le réchauffement climatique.

L’année 2026 a aussi déjà enregistré les journées les plus chaudes en moyenne en France, les 24 et 25 juin. L’indicateur thermique national, qui prend en compte les températures diurnes et nocturnes de 30 stations de référence sur le territoire métropolitain, est ainsi monté à 30 °C, battant le record établi en 2003.

Les vagues de chaleur en France

Depuis 1947, la France a subi 54 vagues de chaleur, plus de la moitié d’entre elles s’étant produites après 2010. C’est le meilleur indicateur de l’accélération du réchauffement climatique : ce n’est pas une tendance linéaire mais plutôt exponentielle.

Pour Météo-France, une vague de chaleur débute lorsque l’indicateur thermique national atteint ou dépasse 25,3 °C pendant une journée et que la température moyenne nationale reste supérieure ou égale à 23,4 °C pendant au moins trois jours consécutifs.


Un bilan financier impressionnant

Selon la ministre de l’écologie, le bilan financier de cette période caniculaire serait de 15 milliards d’euros environ. Selon les économistes, c’est largement sous-estimé, il serait au moins du double. En effet, l’activité économique a fortement diminué, l’agriculture est dévastée, les incendies sont directement liés à la canicule, la reconstruction des maisons et des forêts aura un coût élevé, pas totalement pris en charge par les assurances. Qui va payer ? D’abord les particuliers et les entreprises touchés, puis nous tous à travers nos impôts et l’augmentation des primes d’assurance.

Coût réel de l’inaction et de la non-prévention, fausse opposition entre biodiversité et sécurité incendie… la canicule permanente de l’été 2026 a mis en lumière les failles de l’action publique et l’incompétence pitoyable de nos grands élus, qui ont passé l’année 2026 à détricoter les protections environnementales des Français, sous l’influence des extrémistes climatosceptiques.

 

Il faut en finir avec l’inaction climatique. Il est temps de prendre le taureau par les cornes et de mettre en œuvre une adaptation rapide des mentalités et des pratiques. Il nous faut pour cela des citoyens et des élus qui se mobilisent pour une cause commune, utile à tous : l’écologie.