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Lobga Rangzen, « défenseur infatigable du Tibet », s’est donné la mort ce jeudi 2 juillet 2026 devant le siège des Nations unies à New-York par immolation. Il dénonçait notamment une nouvelle loi sur « l’unité ethnique » adoptée par la Chine (Un peuple, une langue, une culture, ça vous rappelle quelque chose ?) et concernant le Tibet, envahi en 1950 par les troupes chinoises.

Une loi sur « l’unité ethnique »

Tencho Gyatso, président de l’ONG Campagne internationale pour le Tibet, a confirmé que le défunt comme étant Lobga Rangzen, « un défenseur infatigable du Tibet qui se consacrait à sensibiliser pacifiquement l’opinion publique à la crise des droits humains au Tibet ».

Tencho Gyatso a précisé que Lobga Rangzen avait vivement dénoncé une nouvelle loi sur « l’unité ethnique » adoptée par la Chine. Elle vise officiellement à forger une identité nationale “partagée” entre groupes ethniques et à « renforcer la cohésion » du pays, notamment en officialisant des politiques destinées à promouvoir le mandarin comme « langue commune nationale ».

Le texte criminalise le fait de se livrer à des « activités terroristes violentes, des activités de séparatisme ethnique, ou des activités d’extrémisme religieux ».

Pour protester plus de 170 immolations ont été enregistré au Tibet. Dans le silence coupable des démocraties et des organisations des droits de l’homme. Sans parler des « progressistes » qui n’osent critique le régime chinois.

Le Tibet envahi en 1950

La Chine reconnaît officiellement 55 minorités ethniques sur son territoire, mais les politiques gouvernementales ont déjà fait du mandarin la langue d’enseignement dans certaines régions à forte population minoritaire, comme le Tibet ou le Xinjiang. minorités musulmanes  Ouïghours ou Kazakhs).

Or, les défenseurs des droits humains estiment que cette nouvelle loi a été rédigée pour fournir une couverture légale aux politiques d’assimilation forcée des minorités au bénéfice de la majorité Han.Le Tibet a été envahi en 1950 par les troupes chinoises, qui en ont fait une province de Chine. Le Dalaï Lama, 90 ans, est installé en Inde depuis sa fuite de Lhassa, la capitale tibétaine, après l’écrasement d’un soulèvement par les troupes chinoises en 1959.

Depuis la résistance « Free Tibet » continue le combat à l’extérieur du pays. Le combat est surtout culturel (maintien de la langue et des traditions). Politiquement les tibétains en exil élisent tous les 5 ans un parlement.

Une communauté tibétaine importante (relativement à la taille du pays) est implantée en France, principalement en Ile de France. Quelques liens pour les aider