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France : la sécheresse provoque une crise historique de la pomme de terre

Suite aux canicules et de la sécheresse de cet été 2026, les producteurs de pomme de terre en France anticipent une baisse d’au moins 23 % de la production par rapport à l’an dernier. Et si les estimations de ces prévisions sont exactes, elles marqueront le rendement le plus faible depuis plus de trente ans. Les membres de la filière demandent des mesures pour remédier aux conséquences des fortes chaleurs sur leur production.

Les producteurs de pommes de terre anticipent l’une des plus fortes baisses de production jamais enregistrées et réclament un soutien « exceptionnel » face à des pertes massives.

Selon l’Union nationale des producteurs de pommes de terre français (UNPT) : « L’année dernière, on était à un peu plus de 43,5 tonnes en 2025 de rendement à l’hectare. Et cette année, pour l’instant, la projection estimée aux alentours de 34,5 tonnes. C’est encore moins qu’en 2022 où on était déjà dans un rendement historiquement faible ».

Pour les producteurs de pommes de terre, ce choc climatique intervient alors qu’ils avaient déjà dû réduire leurs surfaces de production, « de 10 % en France et de 11 % en Europe du Nord-Ouest », après la surproduction de 2025.

La filière estime ses pertes à près de 400 millions d’euros de pertes économiques. Un coût qui aura forcément des répercussions pour le consommateur. « L’aléa climatique ne peut pas être supporté financièrement que par l’agriculteur. Il va falloir que l’ensemble de nos acheteurs, de nos clients, comprennent que produire de la pomme de terre, ça coûte cher et c’est risqué » affirme la profession.

Le coût agricole de la canicule

Le 8 août 2026, Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA, avait indiqué que l’agriculture avait besoin de « milliards d’euros » pour se remettre de cette « crise climatique d’une ampleur que nous n’avons jamais vue en agriculture sur une telle durée ».

En plus d’une hausse des prix dans la grande distribution, les producteurs demandent à l’État un dispositif exceptionnel de soutien pour la filière. Le 18 août, la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a annoncé « des actions concrètes de soutien aux producteurs », indiquant qu’elles seront notamment plus tolérantes sur les calibres et aspects des fruits et légumes, et privilégieront les produits d’origine France pour soutenir les producteurs.

L' agriculture est en première ligne face au dérèglement climatique ; l’État (c’est-à-dire nous) est sollicité. Il serait judicieux que toutes les aides soient conditionnées à une adaptation du secteur face au changement climatique, à commencer par la plantation massive de haies qui auraient limité les dégâts, ainsi que la facture pour le consommateur-contribuable. Il faut soutenir les agriculteurs et les aider à changer pour mieux s’adapter à ce défi immense : le changement climatique.