Chaleur extrême, sols et végétation desséchés, incendies incontrôlables et cours d’eau sous tension, la météo de l’été 2026 aura profondément marqué les esprits et bousculé tous nos repères.
L’été, qualifié de belle saison dans nos altitudes tempérées, prend un tout autre visage et devient la saison de tous les dangers, et pourtant c’est peut être un des plus frais des prochaines années.
Le bilan provisoire de la période caniculaire (52 jours environ) en France est de 7 300 morts et de plusieurs dizaines de milliards d’euros.
Le bilan provisoire de la canicule est de 7 300 morts selon Santé publique France (19 août 2026). Il s’agit de la surmortalité (par rapport à une période « normale »). Près de trois quarts des décès en excès concernent les personnes âgées de 75 ans et plus, mais toutes les classes d’âge, à partir de celle des 45 ans et plus, ont été touchées. Toutes les régions ont été concernées par un excès de mortalité de toute cause, à l’exception de la Corse, dont la population a été exposée de manière moins intense à la chaleur sur la période.
Le dossier de l’A154 s’accélère, les élus sont informés du tracé exact par le futur concessionnaire (AREL, consortium piloté par le groupe Vinci). À l’occasion de ces réunions, certains découvrent ce que les associations disent depuis la relance de ce projet : la N154 est transformée en autoroute payante.
Mi-juillet 2026, 97 départements étaient en alerte sécheresse. La France a activé son dispositif national de gestion de la sécheresse, conséquence des canicules à répétition, poussant les préfets à durcir les restrictions d’usage de l’eau et suscitant des inquiétudes pour l’agriculture et d’autres secteurs dépendants de l’eau au cœur de la saison estivale.
Les feux ont déjà ravagé 42 000 hectares et entraîné l’évacuation de 220 000 personnes en Gironde. Sans compter les dizaines de milliers d’hectares dans le Var et les Landes. Comment en est-on arrivé là dans un des pays les plus riches du monde ?
Le Haut Conseil pour le climat (HCC) a publié son 8e rapport annuel, le jeudi 9 juillet 2026. En pleine canicule, le Haut Conseil juge que les politiques climatiques restent insuffisantes.
La France n’est pas prête, indique le HCC. Pour y faire face, il est impératif que la France change d’échelle dans l’ampleur, la portée et la vitesse de mise en œuvre des actions d’adaptation, estime l’organisme indépendant créé en 2018 pour évaluer l’action climatique du gouvernement et formuler des recommandations.